De l’importance des contes
Gamine, j’ai lu quelques contes, comme tous les mômes, j’imagine.
Je ne me rappelle pas avoir particulièrement aimé ce format. Le petit chaperon rouge – dont je garde le souvenir – me terrifiait assez. (Ce vilain loup, l’invraisemblalnce de la mémém pas morte dans le ventre, n’importe quoi… !)
Ce n’est que devenue adulte que j’ai compris le sens métaphorique de bien des contes « oubliés ».
Avant, j’étais trop jeune, pas « aidée » par un parent qui m’aurait expliqué le sens caché du texte ou que sais-je.
Devenue parent, j’ai été très souvent farfouiller dans les rayons pour enfants et je dois dire que parmi tous les ouvrages que j’ai pu dénicher, c’est un ouvrage de contes qui m’a le plus marquée (tellement de sagesse et d’intelligence en quelques pages !). Format facile à lire qui plus est et rapide (appréciable après une déjà longue journée 😉 !).
A cette même époque, j’ai rencontré 2 femmes (devenues des amies) adeptes des citations et autres proverbes, ainsi que des p’tits contes dits philosophiques.
C’est d’alors que date ma rencontre avec Les gros Cailloux, que je suis heureuse de partager avec vous ici.
De l’essentiel donc.
Les gros cailloux
Un jour, un vieux professeur de l’Ecole Nationale d’Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.
Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour « passer sa matière ».
Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement puis leur dit :
« Nous allons réaliser une expérience ».
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Masson d’un gallon (pot de verre de plus de 4 titres) qu’il posa délicatement en face de lui.
Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans-le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
« Est-ce que ce pot est plein ?
Tous répondirent « oui ».
Il attendit quelques secondes et ajouta : « vraiment ! »
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier.
Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot.
Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux, jusqu’au fond du pot. Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : » Est-ce que ce pot est plein ? »
Cette fois, ses élèves commençaient à comprendre son manège.
L’un d’eux répondit : « Probablement pas ! ». » Bien ! « , répondit le vieux Prof.
Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable.
Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il demanda :
« Est-ce que ce pot est plein ? »
Cette fois, sans hésiter et en chœur, les élèves répondirent : « Non ! »
« Bien ! » répondit le vieux prof.
Et comme s’y attendaient ses élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord.
Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : « Cela démontre, que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de choses à faire ».
« Non » répondit !e vieux prof, ce n’est pas cela.
La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite.
Il y eu un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.
Le vieux prof leur dit alors :
« Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?
Votre santé ? Votre famille ? Vos amis ? Réaliser vas rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Relaxer ? Prendre le temps… ? Ou toute autre chose ? «
Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir… sa vie.
Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question :
« Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ? Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot ».
D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle. Bonne méditation !
Note :
Cette histoire est d’origine québécoise et m’a été transmise par une amie (celle évoquée dans l’introduction).
Si vous avez des informations sur l’auteur.trice, je serai ravie de les intégrer.
Sans doute fait-il partie aujourd’hui de ces textes universels appartenant à tous, et dont on a perdu l’auteur.
Merci à lui.elle !
En lien
Mon envie
Si je devais rêver… J’aimerais éditer un jour un livre avec ces contes que j’ai tant aimés et illustrés par mes petites mains.
Si ce projet vous inspire d’une façon ou d’une autre, contactez-moi !

Bientôt (2026) : un atelier ‘Racontez-vous’ pour vous inviter à écrire, raconter, vous ou une histoire. Info.



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