préambul(l)e

Comment se raconter, se présenter ? En court : autrice et artiste. Dans cet ordre préférentiellement – par goût des livres. J’aime en réaliser, les penser, les réfléchir. Dedans ? Des images, des textes, des croquis… Bref, ma production d’artiste. Bref. Pour saisir qui je suis, cette page donnera à voir un peu plus qui je suis.
Même si je trouve compliqué de trouver une expression « choc » pour se définir, je dois dire que celle de raconteuse d’histoire(s) me plaît assez.
Oui : j’aime raconter ! La nature, les gens et les Jeanne – celles et ceux qui oeuvrent au quotidien.

Même si je n’avais imaginé être un jour autrice, eh bien, j’y suis. Et je suis aussi arrivée au livre. Y a-t-il vraiment un hasard derrière ça ? Finalement, à regarder derrière, je me rends compte que tous les ingrédients étaient là, en germe, depuis môme : le gout des livres et de la nature. Le goût pour transmettre aussi : ne passais-je pas des heures à composer des exercices pour ma soeur, mon frère ? Et à les photographier. Oui, tout était là, en germe : me voilà donc autrice auto-éditrice de mes livres nature et écologie – mêlant textes et images.

mini-cv

mon côté nature 

atelier photo & nature

2000 : Maîtrise en Sciences de l’environnement

1e carrière (2000-2007) : chargée de mission
dans le monde associatif par volonté et goût pour l’engagement (secteur para-agricole, consumériste, développement durable)

terrienne

johannegicquel paysanne boulangere

2007-2016 : Paysanne-boulangère & maraîchère

Ferme avec 2 ateliers : céréales et transfo en pain, panification au levain (mon boulot)
Ferme en Ab et en vente directe.

Autres engagements d’alors :
élue locale, membre et présidente asso environnementalistes

 

 

la tête dans les nuages

Johanne Gicquel autrice artiste

Ddepuis 2016 : artiste et/ou autrice pro

Autrice auto-éditée de 7 livres
(seulement : tant de projet) dont Paysâmes
Animation et proposition d’ateliers photo, nature
Causeries et conférences sur le monde paysan, la place des femmes
Bref : un grand gros travail de fond.

2022 et 2024 : 1e prix de poésie Blaise Cendrars
2017 : 1e prix photo nature, Auray

qui je suis : une « environnementaliste »

Formée aux Sciences, la vie m’a (ra)menée sur le chemin des arts. Je me suis saisi et continu de me saisir de la peinture, de la photo, pour passer en creux (plus ou moins explicitement) certains messages qui me sont chers : le respect de la nature, la richesse de la biodiversité. C’est plus sympa que de ne parler que catastrophe écologique et, je le crois, bien plus mobilisateur. 

Des ouvrages de papier pour montrer les beautés d’ici

Mon parti pris dans certains de mes ouvrages et dans mes ateliers (photo, notamment) ? Donner à voir le beau, montrer ‘autrement’ les beautés des paysages et de la nature qui NOUS entourent.J’aime à me plonger dans les milieux naturels, et même ceux anthropisés évidemment. bref, mon travail de photographe est aussi, un creux, un plaidoyer pour apprendre à observer les jolies choses d’ICI.
C’est aussi ou encore une invitation à prendre soin de nos milieux naturels… et de nous.

devenue paysanne par conscience

Par goût du faire, de la matière, par sens, je deviens paysanne à pas 30 ans. un choix de la tête et du cœur. Un choix pensé réfléchi en tant que femme et mère aussi. Concilier vie de parent et de pro. J’ai jamais été de ceux qui veulent s’arrêter pour leurs enfants. J’ai préféré travailler avec mes enfants à mes côtés. Reproduction d’un schéma ? oui, non.

Je deviens paysanne après avoir multiplié les rencontres avec des paysans et des paysannes heureux et fiers de leur métier. Je deviens paysanne, mot que j’adopte, par fierté retrouvée. Ce mot était tellement associé au plouc (mot breton) breton. un pie de nez à l’histoire, et à la famille. Mes oncles ne rejetaient-ils pas ce mot comme on jette une eau sale ? … Moi, j’avais compris la force dumot et la force des engagements d’un monde paysan que je redécouvrais.
Paysanne ? Oui, j’ai employé ce mot et je continue de l’employer pour me qualifier. Agricultrice ? Le mot est celui des cases administratives. Sans fantaisie. Et moi, dans mon fournil, étais-je agricultrice ou transformatrice ? … J’aime ce mot qu’hésitent encore tant à employer.

J’ai aimé ce métier, profondément. J’ai aimé la pâte entre mes mains. J’ai aimé voir mes enfants grandir dans la moiteur du fournil. J’ai aimé voir ma fille apprendre les additions sur le grand tableau noir où je notais les commandes de pain. J’ai aimé et je me suis perdue. Je me suis perdue à force de vouloir trop bien faire, faire plaisir à l’autre. Cet Autre, cet homme que j’aimais mais qui était trop pris par son métier. Choix, non-choix ? La vie passe, ou plutôt nous. Alors, malgré tout l’amour que j’avais pour cette vie-là, je me suis choisie et j’ai décidé de devenir artiste et/ou autrice. Car ça, c’était VRAIMENT moi. La fille qui avait toujours dû mettre ses aspirations après celles des autres a eu enfin de se marier avec elle et ses envies, quand bien même c’était divorcer d’une carrière de boulangère bien ancrée, et d’une vie établie. Décision brutale malgré tout, provoquée aussi par un contexte agricole et une réalité locale (Bretagne extra-intensive) qui ont conforté et/ou déclenché cette cessation d’activité.

et devenue artiste autrice bon gré mal gré

La vie m’a donc amener à « oser » la vie d’artiste ou autrice.
Alors que j’étais dans le métier de Paysanne, j’ai eu à coeur de raconter mon métier et nos engagements – nous œuvrions à deux. Je racontais à travers mon premier site web (levaindelaterre.org : vous devriez retrouver trace pour qui cherche à remonter le temps ;-)). Je racontais à à travers les « petits mots » adressés à nos chers Amapiens*. Très vite, est venue l’envie d’un livre. Ce n’est que 12 ans plus tard que le projet se concrétisera avec l’écriture de Paysâmes. Entre temps, la vie sera passée par là. Et j’aurais abandonné les bottes et la pelle. L’accident de vie. Le ras-le-bol. Le trop plein. Le sentiment de me perdre, aussi, plus insidieux.

Après l’arrêt de carrière, brutal et définitif, ça a été donc l’écriture qui s’est imposée.
Depuis 2016, je m’emploie à peindre, dessiner, créer et à faire des ouvrages de papier. Et après avoir essuyé bien des plâtres, pas mal de ratages et d’essais, bah : autant le dire : j’aime toujours autant alors je continue.

quelques trucs en plus (ou à moi)

Le goût des gens

Ici, juste quelques lignes pour personnaliser ce topo un peu factuel, malgré tout. Qu’ajouter d’essentiel ? Je suis aussi parent (terme que j’aime assez, histoire d’éviter de genrer nos tâches d’accompagnateurs de vie ;-)), mère et belle-mère en l’occurrence. Mes/nos enfants sont aujourd’hui de grands ado et de jeunes adultes.
J’ai essayé de les accompagner au mieux et comme dit une amie chère, « les parents parfaits, ça n’existe pas ».
Bref, je suis assez à l’aise avec ce sujet de la parentalité, ayant aimé élevé mes enfants sans leur sacrifier mes envies et mes engagements – ce qui, on le sait, ne fait que des dégâts.

J’aime d’ailleurs à « bousculer » mes et les mômes. les interroger. Leur apprendre l’empathie, la compréhension de l’autre.
Ayant vécu les violences infantiles, celles qui obligent à se taire, à ne pas dire, à faire comme si (chantage affectif, entre autres), élevé »e dans un milieu très genré (où je trouvais que les filles étaient très « limitées » dans leurs possibles), ayant vécu dans une certaine forme de pauvreté matérielle (parents étant sans moyens financiers, étant endettés), j’ai toujours cultivé et une certaine soif de compréhension (pourquoi et comment avancer dans la vie), et un besoin de « justice ». Pardonnez la formule maladroite.
Ceci explique cela : mon très grand attachement à la compréhension de la machine humaine et à mon goût de la transmission. (D’où aussi mon projet Je te dis M)
Car si j’aime à proposer des ateliers (photo et maintenant Racontez-vous), ce n’est pas « que » pour la technique mais bien pour amener chacun.e à reconsidérer son point de vue sur lui, sur son cadre (…).

Du sens de l’engagement

Souvent, les personnes me qualifient d’engagée. J’ignore si c’est le mot juste mais c’est celui qui me vient malgré tout.
Oui, je pense être assez engagée – pour la nature, l’écologie, mettre du sens dans les actes et dans les convictions. Je suis devenue paysanne en bio par goût du faire et conscience de la planète, me voilà autrice de livre nature pour poursuivre un certaine travail de sensibilisation.

membre fondatrice d’Artenzor, collectif d’artistes et artisans d’art.

Actuellement, voilà l’un des mes engagements : participer à la promotion des métiers d’art et des artistes.

moi en une image

johanne gicquel contribution à image et nature. la photo et la nature proche

Un article écrit pour la magnifiqueeeee revue Image & Nature.
Après avoir beaucoup appris grâce à elle (la revue), à moi de transmettre ^^
et en restant en phase avec mes valeurs : ici, un petit rappel en passant sur l’importance de regarder le beau ICI.
(Message aux ados (et aux grands) qui oublient ou le négligent, hein ? :-))

superflu vital johanne gicquel

Si je devais choisir une image pour me raconter, ce serait celle-ci.
Un photomontage, le côté photo qui fixe le moment, le noir et le blanc intemporel. Le rouge qui contraste. Rappelle le rouge et le noir du roman de Stendhal et celui léger de Jeanne Mas.
Le superflu vital qui rappelle tout le paradoxe de la vie artistiques.
Texte de blog qui complète : superflu vital.

liens utiles

revue de presse Johanne Gicquel

blog johanne gicquel

portfolio johanne gicquel