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Paysâmes France

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Parce que la vie, c’est éloigné de la théorie

Raconter le monde paysan 2.0. Oui, nécessaire je le crois.
Comment ? Dire quoi ? Tout n’est-il pas dit ? …
Réflexion de l’autrice devenue, de l’ex-paysanne devenue témoin.

Paysâmes France. Le projet est lancé. Certitude et intuition que c'est le moment. Ici, avec Yvelle et Yolande, croisées lors d'un voyage dans cette France d'ailleurs.

Sur cette photo, Yvelle et Yolande, deux femmes agricultrices rencontrées en Guadeloupe.
Précurseures de l’agriculture bio dans cette région marquée par le scandale du chlordécone.
Un portrait du Paysâmes France

(re)raconter les Paysâmes de France

Après la sortie de Paysâmes (juin 2021), j’ai très vite réfléchi à la suite.
J’ai choisi de me confronter au sujet masculin, pour éviter d’être mise dans la case de la « féministe acharnée », inaudible donc pour beaucoup – ce alors que j’aspire à faire un travail de vulgarisation autour du monde agricole, sans clivages (genrés). Ce qui ne signifie pas, je l’empresse de l’ajouter, sans convictions.
En 2024, j’ai évoqué un tome 2 féminin. Mais la crise (prix du papier x2, le contexte international, etc.). Mais. Mais encore une fois.
J’ai pensé au podcast (projet lancé par ailleurs), en vue de trouver une solution pour satisfaire mon besoin de raconter, d’avancer ! Il reste tant de choses à dire, à raconter.
Le monde a tant besoin de plus de douceur ! + de 100 causeries, expo, conférences m’ont aussi confortée dans ce constat (biais cognitif ?).

Aujourd’hui, après avoir écrit Je te dis M , voilà, je le sais, je le sens, il est temps pour moi de revenir à l’écriture d’un Paysâmes 2.
Cette version-là sera française.

J’ai collecté des contacts ici et là, en région. Et j’ai profité d’un voyage au long cours pour rencontrer des paysan.nes d’une France « d’ailleurs ».

et le lait a coulé

Une rubrique sera incluse et est déjà abondée : « Que sont-elles devenues ?». Stéphanie, Gene, Martine, Cécile, Lauriane et Audrey, Enora, Christiane : elles ont accepté de me raconter où elles en étaient, 4, 5 ans après leur portrait.
Peut-être faudra-t-il encore actualiser les informations mais cela, j’en aviserai en temps et en heure.

 

paysâmes : 5 ans après, le podcast

Stéphanie, paysanne-boulangère, fait le point 5 ans après son portrait. Elle allait alors accoucher de son 2e enfant.
Et là, le 3e bébé est sur son dos. Nouveau bébé, nouveau fournil mais aussi décès de sa belle-mère qui gérait « presque tout » (administrativement) sur la ferme.
Apprendre à prendre sa place : un défi pour la jeune femme. Comme pour beaucoup de femmes. Paysannes ou pas. On en parle ?  

un livre ne se fait pas sans lecteur.trices

Pour mener à bien ce projet, je vais lancer un financement participatif et revenir à Ulule – projet accepté, je le précise (Yé !)
Il est sûr que rien ne se passera tout à fait comme prévu (la vie quoi !) mais je vais encore une fois mettre tout en œuvre pour aller au terme de ce projet d’édition. Ce sera pour 2026 voire 2027.
Je vais profiter de l’expérience acquise pour aller chercher des partenaires : de diffusion (car démarcher une à une des librairies relève du plaisir comme du sacerdoce) et des partenariats privés/publics. Je resterai vigilante – et j’espère que vous saurez me faire confiance -à rester indépendante, et libre dans ma parole.

J’ai entamé l’écriture de Paysâmes sans savoir quel serait l’accueil de ce travail. J’avais entrepris le boulot le mors aux dents. J’avais achevé le travail pourtant durablement impactée (je vous ramène à la lecture du texte Humeur Noire dans Paysâmes. je l’évoquerai tôt ou tard pour ceux qui n’ont pas le livre).
J’ai aussi entrepris Paysâmes avec, pour moi, quelques sous : ma dette liée à une Dotation Jeune Agricultrice venait d’être annulée (environ 9000 €, pour donner une idée). Ces fonds avaient été intégralement réinvestis dans le projet (déplacements, temps de travail, de rédaction, de maquettage, etc.).

après une excursion en masculinité

Paysômes, s’il était nécessaire, n’a pas été un projet commercialement bon.
D’abord, je n’ai pas pu mettre l’énergie que je souhaitais dans la comm’, et c’est nécessaire (Est-ce à se prostituer ? Je vous laisse méditer, moi je me demande toujours.)
Je n’ai pas pu me consacrer au SAV du livre car il se trouve – étrangeté ? – que j’ai eu l’opportunité d’aller en formation (web/e-commerce), précisément à la sortie du livre, cela 6 ans après mes premières démarches pour bénéficier de cette formation (énorme agacement mais je suis allée me former.)

Autre explication à ce regrettable manque de ventes de Paysômes : les hommes liraient moins. Guy Laluc, qui publie la revue agricole engagée Argos, me signalait : « Ce sont les femmes qui s’abonnent. Elles donnent à lire à leurs hommes [pour qu’ils revoient un peu leur façon de faire/penser en matière agricole…] ».
Et plus inconsciemment, est-ce que ce ne serait pas là l’illustration du fait que les hommes – les mâles dominants – ne jugent pas importants d’acheter des livres où ils sont racontés, cela car ils sont déjà partout, visibles, omniprésents (dans les livres, la comm’, l’actu, les débats, les salons du livre, les plateaux littéraires ^^) ?
Vous souriez (jaune) ? Je sais – confidence glanée – que Nicolas Legendre regrette de n’avoir accordé que si peu de place aux femmes dans son « Silence dans les champs », ouvrage qui lui a valu son prix Albert-Londres pour son travail d’investigation.

Bref. Alors que les demandes pour exposer mes chères paysâmes se multiplient (héhé : oui, j’en suis heureuse), il est temps à moi de repartir en campagne de crowdfunding.
Si encore une fois, c’est me faire violence quelque part, c’est aussi repartir à l’œuvre, motivée par un projet qui fait sens, et sûre de sa justesse aujourd’hui.
Voilà. Les nouvelles de Paysâmes 2 vont arriver, en temps et en heure.
Sachez juste qu’un livre ne vaut rien sans lectrices – et lecteurs. Alors, d’avance, je compte sur vous.
Pour semer un monde meilleur !

Johanne

 

ps : il y a plusieurs alineas et compléments dans mon texte d’origine. Impossible de les intégrer dans cette version web.
Voici donc les précisions utiles :
– biais cognitif. Ici, ce serait un bien de confirmation : je ne vois que ce qui m’arrangerait (ah bon ?).
Je te dis M : projet de conférence spectacle, dans lequel j’aborde mon parcours en écologie et de paysanne, entre autres. En cours de finalisation/répétition. Lien ici.
– France « d’ailleurs » : De Guadeloupe, précisément.

Contacts bienvenus. Faites suivre.

Contacts bienvenus.
Sur le fond : paysannes et agricultrices en France (notamment Corse du Nord où travaille ma chère môme) et observatrice.teurs du monde rural : sociologue, historienne, anthropologue, …
Bref, toute personne susceptible d’avoir kekchose à dire.

Pour le soutien : asso, collectifs, structures.

Pour l’après et maintenant : les libraires, médiathèques intéressé.es par une causerie ou une conférence, exposition.
Mon site avec les projets, le blog, les photos, le livre Paysômes : https://joooa.fr

Pour recevoir les nouvelles du projet, s’il vous intéresse :
Pensez à vous inscrire à la lettre d’info ou à me contacter à bonjour [a] joooa.fr.

en lien avec ce ce projet de Paysâmes France

blog de Johanne Gicquel et textes Paysâmes

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photographe peintre autrice. Ecolo, tendance féministe. Citoyenne quoi. Adore la musique, les bouquins, mes mômes, mes poules et mon chat.
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